Enquête de Bruxelles pour la A48 à Tarifa | Costa de la Luz | Espagne

Bruxelles a ouvert une enquête contre l'Espagne pour le Plan d'Infrastructures (PEIT), qui prévoit la construction de la A48 dans la région de Tarifa, sans évaluer l'impact environnemental que ce projet aurait sur les zones protégées.

La Commission Européenne a ouvert une enquête à l’encontre de l’Espagne suite à la mise en place du Plan Stratégique d’infrastructures et de Transports (PEIT) sans évaluer les conséquences de ce projet sur les espaces naturels protégés par la législation environnementale Européenne.

L’enquête a débuté avec l’envoi d’une lettre de mise en demeure, première phase d’une procédure d’infraction, au mois de Mars, qui n’a été faite publique que plus tard. Le gouvernement espagnol a désormais un délai de deux mois pour présenter son plaidoyer. S’il ne convainc pas à la Commission, le cas pourrait finir au Tribunal de Justice de la UE.

L’UE pense que l’Espagne a violé la directive européenne de protection des habitats naturels suite à la mise en place du PEIT. Cette norme oblige à tous les états membres à réaliser des études d’impact environnemental et à ne mettre en place ces projets qu’en cas d’absolue nécessité, dans la condition qu’il n’existe pas de solution alternative.

L’intervention de Bruxelles se produit suite à une plainte déposée par WWF/Adena, SEO/BirdLife, Greenpeace, Ecologistas en Acción et Amigos de la Tierra, selon un communiqué de ces organisations écologiques.

« Le gouvernement Espagnol a voté le PEIT sans évaluer auparavant son impact sur les espèces et les espaces protégés et malgré le fait que les organisations écologiques indiquait que ce plan pourrait affecter à plus de 200 espèces du réseau Natura 2000 et à 30% de l’espace de distribution de nos espèces les plus menacées.

Selon les organisations écologiques, l’enquête de la Commission devrait mener le gouvernement à repenser ce plan monumental, qui coûterait environ 15000 millions d’euros par an et dont l’impact environnemental s’étendrait à d’autres aspects non mentionnés par la législation européenne, comme par exemple l’augmentation des émissions de CO2 et la contribution de l’Espagne au réchauffement climatique.

Les collectifs locaux ont utilisé des arguments similaires à ceux des associations contre le projet d’autoroute, pour lequel a été ouverte une enquête de la part du département des Plaintes du Parlement Européen. Les groupes conservateurs qui ont dénoncé ce plan général d’infrastructures à l’Union Européenne ont donné tout leur soutien à COCN, qui lutte activement pour empêcher cette monstruosité.

Nous vous rappelons que ce groupe a lancé deux campagnes publicitaires : “Consciensiemos” et “Las caras de la autovia” (les visages de l’autoroute) dans le but d’informer les habitants de la région face au peu d’information facilitée par les organismes responsables.

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